185 euros de plus sur la fiche de paie d’une soignante, ce n’est pas un mirage : c’est la réalité 2025 pour celles et ceux qui veillent quand la ville dort. Un chiffre qui ne doit rien au hasard, mais tout à la nouvelle donne sur la prime de nuit dans la fonction publique hospitalière. Derrière les montants et les textes, c’est une reconnaissance qui s’esquisse, encore timide, mais bien réelle, du travail nocturne, souvent invisible, toujours indispensable.
En 2025, la grille de calcul de la prime de nuit change la donne : désormais, l’ancienneté et le secteur d’activité entrent en jeu, bousculant les repères établis. Ce nouvel équilibre détermine le montant exact touché par chaque soignant travaillant la nuit. Les écarts deviennent plus nets avec d’autres métiers, notamment les infirmiers, ce qui clarifie enfin les règles jusque-là floues.
Prime de nuit pour les aide-soignantes : ce qui change en 2025
La prime de nuit soignante 2025 trouve son origine dans plusieurs textes officiels, principalement le décret n° 2023-1238 du 22 décembre 2023 et l’arrêté du 13 mars 2024. Ces documents définissent précisément le cadre du travail de nuit pour la fonction publique hospitalière et s’appliquent aussi au privé, notamment dans les EHPAD et les cliniques. Toute vacation entre 21h et 6h tombe sous le coup du décret n° 88-1084 du 30 novembre 1988.
Avec la revalorisation 2025, chaque heure de nuit bénéficie d’un montant horaire rehaussé. L’indemnité horaire se calcule simplement : nombre d’heures de nuit multiplié par le tarif en vigueur selon le secteur d’exercice (hôpital public, clinique privée, EHPAD). Malgré la référence commune aux textes, chaque établissement peut ajouter ses propres compléments, tant que le minimum réglementaire est respecté.
La prime de nuit vient s’ajouter au salaire de base et apparaît clairement sur la fiche de paie, séparée du reste. Sur le terrain, les soignantes constatent une vraie différence, même si le montant varie selon les heures de nuit effectuées.
Pour mieux comprendre les pratiques selon le secteur, voici les grands principes qui s’appliquent :
- Public : application stricte des textes officiels, sans marge de manœuvre locale.
- Privé : adaptation possible par le biais des conventions collectives ou d’accords internes propres à chaque établissement.
Dans le privé, le code du travail laisse parfois place à des écarts marqués avec la fonction publique. En clinique privée ou en EHPAD, il faut consulter la convention collective pour connaître les conditions exactes en 2025.
Quels critères ouvrent droit à la prime et comment la percevoir ?
L’obtention de la prime de nuit soignante 2025 repose sur des critères bien établis. Le travail de nuit doit se dérouler entre 21h et 6h, comme l’indique le décret n° 88-1084 du 30 novembre 1988. Sont concernées toutes les soignantes, qu’elles relèvent de la fonction publique hospitalière ou du secteur privé (EHPAD, cliniques). La réalisation effective d’heures nocturnes reste la condition de base.
Le secteur d’exercice et le rythme de travail jouent aussi un rôle : postes fixes de nuit, alternance jour/nuit ou vacations occasionnelles. Dans le public, la prime n’est pas liée à la grille indiciaire, mais l’ancienneté ou la spécialisation donnent parfois accès à des primes complémentaires (prime de sujétion, repos compensateur). Dans le privé, la convention collective peut exiger un minimum d’heures ou prévoir des majorations spécifiques.
Pour percevoir la prime travail nuit, chaque agent doit déclarer ses heures de nuit à la direction des ressources humaines, après validation par le cadre de santé. Ces heures sont ensuite prises en compte pour la paie, sans ambiguïté.
Voici les éléments principaux à surveiller pour toucher la prime :
- Indemnité horaire travail : basée sur le nombre exact d’heures de nuit déclarées.
- Repos compensateur : parfois accordé en plus, selon les situations.
- Spécificités locales : il faut consulter les accords d’établissement ou les avenants de convention.
Le montant des primes dépend de l’échelon, de l’ancienneté et de la spécialisation. La prime de nuit vient s’ajouter au salaire brut sur une ligne distincte, sans modifier le traitement indiciaire. Avant toute démarche, vérifiez les adaptations locales et les particularités liées au statut.
Montants, revalorisations et mode de calcul en 2025
En 2025, la prime de nuit pour les soignantes connaît une nette progression grâce au décret n° 2023-1238 du 22 décembre 2023 et à l’arrêté du 13 mars 2024. Dès le 1er janvier, chaque heure de travail de nuit dans la fonction publique hospitalière est rémunérée 1,90 € brut, contre 1,07 € auparavant. Une augmentation qui s’inscrit dans la logique des accords Ségur santé et du dernier projet de loi de finances, pour mieux reconnaître l’engagement des équipes de nuit.
Dans les hôpitaux et EHPAD publics, la prime de nuit s’ajoute au traitement indiciaire brut, sans impact sur l’indice. Sur la fiche de paie, elle figure en bas, sous la mention « prime de nuit », et se calcule chaque mois selon le nombre d’heures effectuées entre 21h et 6h. Prenons un exemple : une soignante qui fait dix nuits de huit heures touchera 152 € brut en plus, auxquels peuvent s’ajouter d’autres primes (prime Ségur, sujétion…).
| Période | Montant horaire brut | Base de calcul |
|---|---|---|
| Avant 2025 | 1,07 € | Nuit (21h-6h) |
| À partir de 2025 | 1,90 € | Nuit (21h-6h) |
Dans le secteur privé (clinique, EHPAD), la hausse dépend de la convention collective. On observe parfois des différences d’une région à l’autre : en Île-de-France, en Bretagne ou à Marseille, certaines structures proposent des majorations propres, voire des repos compensateurs. Pour chaque établissement, il convient de bien vérifier les accords locaux et de consulter les avenants de branche.
Comparatif : prime de nuit des aide-soignantes et des infirmières, quelles nuances ?
Le montant de la prime de nuit est désormais identique pour les aide-soignantes et les infirmières du secteur public : 1,90 € brut par heure de nuit à partir du 1er janvier 2025. Pourtant, l’équilibre global reste différent, car la prime ne fait que s’ajouter à un salaire brut et à des compléments qui varient selon le métier.
Voici les principales différences à prendre en compte :
- Le salaire de base d’une aide-soignante est inférieur à celui d’une infirmière. Le gain mensuel lié à la prime de nuit dépend donc du volume d’heures nocturnes, sans combler le différentiel de départ.
- Pour les infirmières, la grille indiciaire plus favorable, l’ancienneté, la spécialisation et d’autres primes (Ségur, sujétion, indemnités spécifiques) renforcent la rémunération totale. Avec plusieurs années d’expérience, le cumul des avantages devient significatif.
Dans le privé ou en EHPAD, les aides-soignantes verront leur prime évoluer en fonction des conventions collectives. Certaines cliniques privées proposent des montants supérieurs, parfois avec des taux horaires plus élevés dans les établissements où les besoins sont criants. La fonction publique, pour sa part, applique une règle uniforme, dictée par décret.
Ce qui fait la vraie différence, c’est la composition du salaire : la prime de nuit s’ajoute à la rémunération, mais elle n’efface pas les écarts entre catégories. Pour mesurer l’impact, il faut regarder toute la fiche de paie : ancienneté, échelon, primes annexes et charge réelle de travail de nuit. C’est à ce prix que l’on cerne la réalité derrière les chiffres.
Quand la nuit tombe, le décompte des heures n’est plus anodin : il porte la marque d’une reconnaissance nouvelle, concrète, qui redéfinit les équilibres et les attentes dans la vie des soignantes.


